Yazd

Découvrir Yazd

Située sur le plateau central iranien, entre le désert du Dasht-e Kavir au nord et celui du Dasht-e Lut au sud, la ville est entourée de lacs salés. Selon l'UNESCO, il s'agirait de l'une des plus anciennes villes du monde, après Ur, en Mésopotamie. Yazd était connue 3000 ans avant J-C. sous le nom de « Yasatis » ou « Issatis », située sur les territoires des Mèdes, peuple indo-européen. La Médie s'étendait géographiquement de la chaîne de l'Elbourz à celle des Zagros, à l'est et au sud dans l'Iran actuel.

Yazd est connue comme une ville sassanide, la ville des zoroastriens et des caravansérails. Placée sur les anciennes routes caravanières qui reliaient les grandes villes de Perse à l’Asie Centrale, à l’Inde et à l’Irak, Yazd est devenue un carrefour commercial important du commerce de la soie et des tapis. Pendant une brève période, Yazd a même été la capitale des dynasties d'Atabakan et des Mozaffarides (au début du XIVe siècle). Pendant la dynastie des Qajars (au début du XVIIIe siècle), la province de Yazd a été gouvernée par les Bakhtiari Khans. Réputée pour sa soie, cette ancienne ville caravanière a fondé jusqu'au XVIIe siècle sa prospérité sur son commerce : Marco Polo dans ses Récits de voyages parle de la noble ville de Yazd.


À voir à Yazd
  • Lieu culturel

    Le complexe Amir Tchakhmagh

    Le centre de la ville de Yazd est occupé par le complexe d’Amir Tchakhmagh qui compte 3 citernes et des bâtiments de plusieurs époques : une mosquée, le musée de l’eau, un bazar, le tekiyeh (le Tekiyeh est un endroit où les chiites se rassemblent pour commémorer le martyr Imam Hossein), et une longue façade flanquée de deux minarets et de loggias sur 3 niveaux, du haut desquels la vue sur la ville vaut le détour. Le spectaculaire fronton du Tekiyeh, datant du XVe siècle, a été rebâti à l’époque qâdjâr. Le public peut s’installer sur ses trois niveaux de tribunes pour assister aux processions du deuil. Les tribunes latérales d’origine, qui avaient disparu, ont été reconstruites en 2005, donnant une plus grande cohérence à l’ensemble. La mosquée Amir Tchakhmagh, d’époque timouride (XIe siècle), a été complétée par de belles ornementations d’émail d’époque qâdjâr au XIXe siècle.

  • Jardin

    Jardin Dolat Abad


    Construit par Karim Khan Zand (le roi à Yazd) vers 1750, un petit pavillon est niché au cœur des jardins paisibles. L'intérieur du pavillon est superbe, avec des treillis complexes et de superbes vitraux. Il est également réputé pour avoir la plus haute Bâdguir de l'Iran, qui s’élève jusqu’à 33 mètres de hauteur, bien qu’elle ait dû être reconstruite après son effondrement dans les années 1960. L'entrée est accessible à partir de l'extrémité ouest de Saint-Shahid Rajai. Un badgir, ou attrape-vent, est un élément architectural persan traditionnel pour créer une ventilation naturelle dans les bâtiments. Il en existe différents modèles : unidirectionnel, bidirectionnel, et multidirectionnelle. Les attrape-vent sont présents dans de nombreux pays et peuvent être trouvés dans l'architecture traditionnelle persane liée au Moyen-Orient, y compris au Pakistan, en Afghanistan et les pays du Golfe Persique.

  • Temple du feu

    Temple du feu

    Non loin du centre-ville, s'élève un petit temple zoroastrien où le feu sacré brûle en permanence. Allumée à Chiraz il y a plus de 1500 ans, transférée à Yazd vers 1940, sa flamme ne s'est jamais interrompue. Entretenue avec du bois noble de prunier, la précieuse combustion est alimentée par un mage (prêtre zoroastrien), responsable des lieux depuis près de 35 ans. Visiteurs comme fidèles contemplent le feu derrière une vitre, de manière à ne pas souiller l'élément naturel par la respiration. Quelques paroles de Zoroastre, prônant la bonté et la quête de la vérité, figurent sur les murs. Symbole de la pureté et de la lumière vitale, le feu est au centre de nombreuses cérémonies zoroastriennes. Au mois de janvier, la fête de Sadeh célèbre d'ailleurs sa découverte par les hommes. Le temple abrite un petit musée exposant diverses publications zoroastriennes et les portraits des mécènes. A l'extérieur, surplombant l'entrée et dominant l'édifice, brille face au soleil le symbole du zoroastrisme, Farvahar (l'homme oiseau), en faïences bleues et jaunes, reproduction exacte de l'ancien motif achéménide d'Ahura Mazda. On peut également noter, dans le petit jardin, parmi les grenadiers signes d'abondance, la présence de pèlerins zoroastriens.

  • Mosquée

    Mosquée Jameh

    La belle mosquée du Vendredi, construite en 1327 à l’emplacement d’un ancien temple du feu sassanide, sous la dynastie mozaffaride, possède un monumental portail d’émail haut de 57 mètres surélevé de deux minarets, ainsi qu’une coupole d’émail décorée de motifs géométriques. L’ornementation intérieure, très raffinée, reproduit les 99 noms d’Allah. On y trouve d’autres monuments, moins spectaculaires mais également fort beaux.

  • Lieu culturel

    Prison d’Alexandre

    La prison, qui s’avère être une école, tient son nom d’Alexandre le Grand, fondateur, selon la légende, de la ville. Cette école du XVe siècle coiffée d'une coupole fut baptisée prison d'Alexandre en raison d'un poème de Hafez (voir Tombe de Hafez) faisant référence aux conditions déplorables qui y régnaient. Le bâtiment, rénové, comprend une exposition photographique consacrée à la vieille ville de Yazd et la boutique-atelier du joueur et fabricant de sitar Moslem Mirzazadeh.

  • Lieu culturel

    Tours de silence

    Les Tours du silence, ou dakhma, se trouvent à l’écart de la ville, sur des tertres, dans le désert alentour. En effet, dans la religion zoroastrienne, l'enterrement ou la crémation des défunts étaient interdits, les morts étaient considérés comme impurs et susceptibles de souiller ces éléments sacrés que sont le feu, la terre et l'eau. Une fois dépouillés de leur chair par les vautours et autres oiseaux carnassiers de la montagne, les ossements des défunts étaient jetés dans une fosse circulaire située au centre de la tour. La pratique a duré jusqu’au XXe siècle, jusqu’à son interdiction en 1978 sous prétexte d'hygiène publique et de risque d'épidémie. Aujourd’hui, les cimetières zoroastriens accueillent les défunts qui sont mis dans des chapes de ciment, toujours dans le souci de ne pas souiller la terre.

  • Qanât

    Qanât et Badguir

    Un Qanât est un système d'irrigation souterrain permettant de récolter les eaux d'infiltration. À la différence d'un aqueduc, il collecte l’eau avant de l’acheminer à destination. Un qanât est construit en perçant un tunnel dans une falaise ou la base d'un secteur montagneux, suivant une formation aquifère. Le but est d'apporter l'eau à la surface, où elle peut être utilisée pour l'irrigation des terrains agricoles. Les tunnels sont creusés à l’horizontale selon une grande précision, avec une pente pour permettre à l'eau de s'écouler à la surface du sol. Malgré les variations de caractéristiques (longueur, profondeur, type de sol creusé…) que l'on peut trouver entre les qanâts, ils mesurent souvent plus de 500 mètres et le puits mère où commence le canal est profond de plus de 10 mètres. Un qanât peut délivrer un débit de 8 000 m3 par période de 24 heures. Le système a l'avantage d'être peu sensible aux niveaux de précipitation. Yazd, Kerman et Gonabad sont les zones les plus connues pour leur dépendance à un système étendu de qanâts. Au milieu du XXe siècle, il était estimé qu'environ 50 000 qanâts étaient en exploitation en Iran.
    Un Badguir ou "capteur de vent" est un élément traditionnel d'architecture persane utilisé depuis des siècles pour créer une ventilation naturelle dans les bâtiments. Cet attrape-vent fonctionne grâce à la faible différence de pression entre la base et le sommet à l'intérieur de la colonne. Ainsi, à chaque fois qu'un faible souffle de vent passe à travers le sommet du badguir, la différence de pression aide à remonter l'air chaud vers le sommet et à amener de l'air frais vers le bas de la colonne.

  • Maison traditionnelle

    Maison des Lariha

    De nombreuses maisons traditionnelles subsistent et font l’objet d’une active restauration, en particulier dans la vieille ville qui reprend peu à peu une certaine activité, après une longue période de léthargie. Les services de sauvegarde du patrimoine de la ville de Yazd sont eux-mêmes installés dans la maison des Lariha, belle demeure d’époque Qâdjârs, dans laquelle on pénètre par le traditionnel hashti, vestibule constitué de huit faces, menant, par de longs couloirs, aux différentes cours et aux nombreuses salles des différents bâtiments.

  • Lieu culturel

    Zourkhaneh

    Zourkhaneh (prononcer "zourané" en français), littéralement "maison de la force", est le gymnase traditionnel iranien, dans lequel est pratiqué le sport national iranien appelé Varzesh-e Pahlavani ou Varzesh-e Bastani. La Zourkhaneh se présente comme une fosse octogonale d'environ un mètre de profondeur dans laquelle, sur un sol de terre battue, s'entraînent les athlètes pahlevan. À la différence de la gymnastique pratiquée en occident, les exercices constituent un véritable sport collectif cumulant épreuves physiques et de souplesse, rituels spécifiques, et respect de règles morales et éthiques, c’est donc bien plus qu'un lieu dédié à l'exercice de la force physique ou de l'adresse. Les Pahlevans évoluent au rythme du son d'un tambour joué par le morshed ou guide, lui-même assis à une place surélevée dans la salle.

    La zourkhaneh et le Varzesh-e Pahlavani plongent leurs racines dans la culture iranienne préislamique. Après la conquête arabe, sa pratique devint momentanément clandestine et représenta alors une forme de résistance culturelle. Avec l'islamisation progressive de la société perse, cette résistance se mua en un soutien des valeurs chiites face au sunnisme. En outre, certaines qualités morales et valeurs chevaleresques sont requises de la part des pahlevans: courage, abnégation, et surtout foi et fidélité absolue au prophète et aux imams. Les Zourkhaneh atteignirent leur apogée sous la dynastie Safavide, alors que le chiisme duodécimain devenait religion d'état. Elles déclinèrent par la suite pour voir ressusciter un regain d'intérêt au début du XXe siècle car porteuses de valeurs nationalistes. La pratique de la Varzesh-e Pahlavani est encore vivace dans les quartiers populaires de Téhéran, Ispahan, Yazd, ou d'autres villes d'Iran.

Aux alentours


  • Grotte

    Grotte Shegeft Yazdan

    Cette grotte est située près du village de Hafthar dans une haute montagne appelée Shegeft. Au IXe siècle, lorsque les musulmans sont arrivés en Iran, des Zoroastriens se sont réfugiés dans cette grotte à l’accès presque impraticable, afin de protéger leur feu sacré qui a été alimenté dans cet abri pendant 30 ans. La grotte est située à 70 kilomètres d’Ardakan, dans la province de Yazd. Il est difficile d’y pénétrer, mais elle dispose d’une grande surface intérieure, ainsi que de trois étangs qui se sont créés grâce aux écoulements d’eau depuis le plafond. Malheureusement, des individus sans scrupules ont abîmé certaines parties de la grotte en creusant dans l'espoir d'y trouver un trésor. Les cendres du feu témoignent de la présence des Zoroastriens dans cette grotte. Chaque année, les Zoroastriens de l’Inde viennent visiter ce lieu, et y passer la nuit.

  • Grotte

    Grotte de Nasr-Abad

    La grotte de Nasr-Abad dans la province de Yazd, dans le sud de l’Iran, est une merveille qui est restée inconnue pendant des siècles. C’est un berger qui l’a découverte tout à fait par hasard, en 1981, à une soixantaine de kilomètres du nord-ouest de Taft. Maintenant, elle attire les spéléologues du monde entier. Les extraordinaires stalactites et stalagmites de la grotte de Nasr-Abad lui ont valu le surnom de « la perle des grottes de Yazd » ; ces belles colonnes ont créé de magnifiques paysages naturels dans les salles de la grotte.

  • Montagne

    Shirkouh

    Deux chaînes de montagnes traversent la province de Yazd. La première correspond à une partie de la chaîne centrale de l’Iran qui s’étend du nord-ouest au sud-est ; la deuxième correspond aux montagnes situées au centre, au nord et à l’est de la province. Les montagnes les plus hautes de la province de Yazd sont le Shirkouh et le Kharânagh. Shirkouh sépare comme un mur le centre de la province des parties occidentales de celle-ci. Cette montagne est couverte en permanence de neige et de glace ; elle joue un rôle capital dans l’alimentation en eau des villes de Yazd, Taft et Mehriz. Les piémonts de Shirkouh sont composés de vallées fertiles dotées d’un climat frais au cours de l’été. Ces régions sont parmi les lieux les plus attrayants de la province et les habitants de la ville de Yazd y séjournent l’été pour fuir la chaleur torride de la ville. Les plaines de la province sont situées entre les montagnes Shirkouh, Kharânagh et les montagnes orientales de la province de Yazd qui sont moins élevées. Les deux plaines importantes de la province sont celles de Yazd-Ardakân et de Bâfgh.

  • Village Historique

    Kharanaq

    Kharanaq est un village situé non loin de Yazd, érigée en haut d’une colline à Ardakan, dans la partie centrale de l’Iran. Avec son caravansérail et son minaret ancien, c’est un endroit d’une beauté indescriptible qui a une histoire architecturale millénaire. Trésor de l’époque sassanide avec ses formes et son paysage alentour, Kharanaq n’a malheureusement pas survécu au temps, aux guerres et aux tremblements de terre. Pour des raisons qui restent encore inconnues, la ville a été peu à peu abandonnée, la laissant aujourd’hui à l’état de cité fantôme, mais ne manquant pas de charmer et d’impressionner les voyageurs du monde entier qui aiment s’y rendre pour arpenter ses rues dans une atmosphère remplie de mystères. Constituée de pisée et de mortier, elle s’étend sur une surface d’1,1 hectare et est entourée de fortifications. La citadelle a 80 maisons dont la plupart a deux ou trois étages ; ces maisons sont bâties en conformité à la situation économique et sociale des habitants de la citadelle qui a quatre portes appelées la porte en amont, la porte en aval, la porte Reza Khan Sardari et la porte Khalou. La province de Yazd a quelques 70 citadelles historiques, qui sont enregistrées sur la liste du patrimoine national.

  • Temple du feu

    Chak chak

    Chak chak «goutte à goutte» est un village connu pour être l’un des plus importants sanctuaires du Zoroastrisme. Situé près de la ville d’Ardakan dans la province de Yazd, Chak Chak est un lieu de pèlerinage pour les Zoroastriens. Chaque année, du 14 au 18 juin, des milliers de zoroastriens venant d'Iran, d'Inde ou d'autres pays, affluent vers le temple de feu de Pir-e Sabz.

    Dans la croyance zoroastrienne, Chak Chak est un lieu où Nikbanou, deuxième fille du dernier souverain perse préislamique, Yazdegerd III de l'empire sassanide, a été capturée par l'armée arabe en 640 au cours de l’une de ses invasions. Effrayée, Nikbanou a prié la divinité Ahura Mazda de la protéger de ses ennemis. Alors, la montagne s’est ouverte miraculeusement et l’a abritée dans ses bras en la protégeant des envahisseurs. Pour cette raison, l’une des particularités de Chak Chak est l’eau qui tombe goutte à goutte à l’intérieur de la montagne, symbolisant les larmes de Nikbanou que cette montagne garde en son souvenir. Le temple actuel de Chak chak représente une grotte. L'enceinte du sanctuaire est tapissée de marbre et ses murs sont assombris par la flamme éternelle qui brûle à l’intérieur du sanctuaire.

Circuits incluant la visite de Yazd


Perse express

4/5

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